dimanche 29 juillet 2007

La grande traversée Akureyri-Hella


Excitation ce matin là et préparatifs minutieux pour notre traversée du désert: plein d’essence et dernières courses à la station sevice de Godafoss, une halte qui nous parait désormais familière. Les nuages ne nous ont pas quittés depuis Akureyri nous cachant les glaciers qui nous entourent . La piste choisie, la F26 appelée Sprengisendur qui traverse les hautes terres désertiques du nord au sud de l'île, est très roulante et notre 4X4 file sans heurts à 80km/H (limite autorisée).
Le passage du premier gué se fait avec un peu faire d’appréhension mais surtout des rires et un parfum d’exotisme. Dans ce désert monotone nous évoquons d’autres déserts de part le monde: Mongolie, Namibie et nous nous identifions un peu à de grands voyageurs; nous en croisons de plus aventureux que nous, en squads et même en vélos…
Premier arrêt à l’Aldeyjarfoss un peu en contrebas de la piste, qui nous offre un autre aspect encore d’orgues basaltiques, très colorés cette fois.
Il fait très froid à la première cabane refuge où nous nous arrêtons déjeuner et nous sommes contents d’être en pays civilisé malgré tout pour manger sur une table à l’abri du vent qui souffle très fort. Un peu monotone cette traversée même si le temps s’éclaircit.C’est à 18h tapantes( l’heure réglementaire pour arriver dans les gîtes) que nous nous présenterons à notre couple de logeurs très islandais moyens, avec leur labrador, leurs chevaux et toutes leurs pièces et dépendances louées aux touristes pour améliorer l’ordinaire ( ou même pour vivre car l’ordinaire au milieu de nulle part ce ne peut être que le tourisme).
A la table d’hôtes partagée par d' autres couples de français, le sentiment sur la traversée est un peu à la déception, et eux ont fait le détour par l'oasis de Laugafell auquel nous avions renoncé, et ont du rebrousser chemin la piste de raccordement étant fermée.Ce soir seuls les cris stridents des courlis troubleront notre sommeil.

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