samedi 28 juillet 2007

Blue Lagoon




Pas à la mesure de sa réputation ni de son nom en ce jour de grisaille et de pluie, ce fameux lagon! Il fallait à l’une la frustration de ne pas s’être trempée ni dans les mers, ni dans les sources chaudes et ni même dans les hot-pots omniprésents dans l’île, et aux autres la détermination d’accomplir un must, pour aller se déshabiller dans des vestiaires bondés et s’élancer ( le mot n’est pas trop fort) dans l’eau laiteuse pour échapper au froid et aux bourrasques. Récompense de l’effort dans l’eau calme et tiède, sous la cascade puis au sauna, en s’enduisant de silice, le plus possible toujours dans l'espoir d'être belle un jour. C’est le cheveu raide et encore bien humide mais détendue et sereine que la naïade retrouve un groupe déjà prêt au départ: écriture des dernières (ou des premières?) cartes postales, achat des souvenirs et surtout dernier pique-nique pour finir les victuailles si chèrement acquises ( à la fois en temps et en âpres négociations). Il pleut à seaux et c’est dans la voiture, sans pouvoir distinguer la côte de cette péninsule de Reykjanes que nous avons longée par la piste, histoire de dire que nous amortissions un peu mieux la location du 4X4 et de tester la guérison du coccyx que nous ouvrons le bocal de harengs (avec précaution quand même!). Eh! oui, c’est la fête, dernier jour oblige, il ne sera pas dit qu’on restera sur le goût, infâme pour certain, du Kaviar (pour les lecteurs non avertis, n’allez pas croire que l’on dilapide notre fortune en gâchant du caviar en mangeant sur le pouce dans une voiture, ni que le correcteur d’orthographe n’est pas activé, non il s’agit d’une purée de poisson en tube se présentant comme un gros tube dentifrice, délicieux pour les uns, un pis aller pour d’autres et à éviter absolument pour le dernier. Arrosé de coca, de café, le pique -nique ( et un peu la voiture ) se déroule dans la bonne humeur . Dernier plein, le voyage prend fin à Kefkavik, l’aéroport international de Reykjavík où un coup d’œil aux vitrines et surtout aux étiquettes nous laisse sans regrets , il n’y a pas d’affaires à rater, la vie est définitivement trop chère en Islande.

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